Temple — D'une fenêtre, tout l'appartement
Tout est parti de la luminosité.
La lumière ne vient pas de la fenêtre. Elle vient de plus loin, filtrée, traversée, comme si elle avait appris à se glisser avant d'arriver.
Dans le Marais, un appartement en longueur, des fenêtres d'un seul côté. Plutôt que de découper, de cloisonner, de résoudre par la maçonnerie, on a choisi l'inverse : ne presque rien fermer.
Les chambres sont séparées du séjour par des parois vitrées, encadrées de chêne blond, du sol au plafond. Pas de mur. La lumière captée en façade traverse le plan entier, glisse d'une pièce à l'autre, atteint les chambres en second jour comme une confidence. Dans la grande pièce, ce sont les meubles qui font le travail : une bibliothèque structure le passage, une table ovale en marbre ancre la salle à manger, l'agencement sur mesure dessine les zones sans jamais les enfermer. On comprend l'appartement d'un seul regard.
La lumière, libérée de tout obstacle, change de nature selon l'heure. Le matin dorée et tangible, elle fait flamber le chêne, pose ses reflets sur les veines du marbre, projette sur les murs des ombres de feuillage. L'après-midi, elle se diffuse, enveloppe sans éblouir.
Un appartement sans cloisons, mais pas sans limites. Structuré par ce qu'on y pose plutôt que par ce qu'on y construit.
Maîtrise d’oeuvre
Adrienne Vansoeterstède
Surface
250 m²
Maîtrise d’ouvrage
Privé
Typologie
Résidentiel
Projet
Appartement
Lieu
Paris 3e
État
Livré
